La spiruline biologique : un marché saturé, mais où se cache la véritable qualité ?
La spiruline biologique est en plein essor en France ces dernières années, portée par une demande croissante pour des aliments sains et bio. Mais saviez-vous que la majorité des spirulines biologiques que vous trouvez sur le marché viennent… de l’autre côté de la planète ? Oui, en grande majorité, elles proviennent de pays comme l’Inde ou la Chine.
Face à cette domination des spirulines industrielles venues d’Asie, des producteurs français ont décidé de se démarquer. Depuis 2010, les Spiruliniers de France collaborent avec la FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique) pour inscrire la spiruline dans le règlement biologique européen. En 2015, un cahier des charges spécifique à la spiruline biologique a été déposé auprès de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité).
Mais voilà, en 2017, un obstacle majeur se dresse : l’Union Européenne classe la spiruline comme une « algue marine ». Pourtant, il s’agit d’une cyanobactérie qui vit en eau saumâtre, loin des critères d’une algue marine. Dès lors, le règlement biologique européen s’est révélé inadapté à la production de spiruline.
Pendant ce temps, la spiruline industrielle, produite à bas coût à l’autre bout du monde, bénéficie du label biologique grâce à des accords d’équivalence peu stricts entre les labels étrangers et européens. Ce qui permet à cette spiruline, souvent chauffée à 250°C et cultivée dans des conditions douteuses, d’envahir le marché français.
Aujourd’hui, la FSF estime que les exigences du règlement européen sont incompatibles avec une production de spiruline de qualité en Europe. En effet, pour respecter ce règlement, il faudrait importer des solutions azotées végétales provenant d’Amérique Latine, ce qui semble totalement déconnecté des valeurs du bio dans son sens le plus pur. Est-ce vraiment ce que l’on attend d’un produit biologique ? La réponse est non.
C’est pourquoi nous avons pris la décision de renoncer aux certifications officielles. Nous croyons qu’une production responsable, respectueuse de l’environnement, du vivant et des consommateurs, basée sur le biomimétisme et une conscience éthique, est bien plus vertueuse que les compromis imposés par les labels actuels.
Nous défendons une spiruline pure, locale et de qualité, qui respecte réellement ses valeurs fondamentales.